Archives mensuelles : septembre 2013

Bricolage

Après avoir sillonné les iles du nord de la Polynésie en compagnie de nos différents invités, il est temps pour nous de préparer le bateau pour la suite du périple. D’ici à quelques semaines les températures vont être moins clémentes et les vents un peu plus capricieux.
Au programme donc: réparation/renfort de l’enrouleur de foc, installation du chauffage, nettoyage des réservoirs à diesel, fabrication d’un bouclier d’étrave, pose d’une nouvelle hélice et réglages divers.

L’enrouleur de foc: à force de ragage sur le davier, le tube aluminium sur lequel est enfilé le foc a souffert. Il y a du jeu entre ce tube et l’enrouleur. Un peu de fibre dynema enroulée dans le sens de efforts et collée à l’araldite, le tout protégé par un couche de caoutchouc auto-vulcanisant et le tour est joué. Nous modifions aussi la pièce d’inox qui maintient le davier pour éviter les frottements.

L’installation du chauffage: Pas simple de trouver une place pour cet objet qui nécessite d’être à la fois proche du carré central, du réservoir à diesel et de l’arrière du bateau pour les échappements. Solution élégante : la soute moteur, c’est assez central pour remplir toutes ces conditions. Là, il n’y a qu’à apprécier le travail à partir des photos. Ça brille et c’est beau.

Le nettoyage des cuves à diesel: Pas très sympa cette affaire. Le diesel a été contaminé par un champignon. Il faut tout vider, traiter avec de la chimie et tout laver. On branche a des ventilos pour évaporer l’eau. Ça prend du temps, ça pue mais c’est derrière nous maintenant.

Le bouclier d’étrave: L’antarctique est toujours au programme. Nous avons donc décidé, après conseils d’un spécialiste de cette région, de renforcer notre étrave, au cas où. Pas question de foncer sur des icebergs mais si on touche, on se sentira mieux. Un tôle d’aluminium de 5 mm pliée aux dimensions de l’étrave fabrique chez un marchant de bateaux alu et un tapis de mousse très haute densité pour intercaler. C’est une très belle pièce qui se sangle avec facilité à l’avant du bateau.

La nouvelle hélice: Le tenancier du shipchandler de la marina Taina est un vrai personnage, un caractère bien trempé, excellent bricoleur comme on les aime. En allant chercher quelques fournitures, JS pose la question au hasard pour une hélice de 18 pouces. Oh miracle! Il a une hélice maxprop 3 pales de 18 pouces qu’un client lui a laissé pour s’en débarrasser. A quelle sauce va t’on être mangé? 600,700, 1000 euros? Attention… verdict…50 euros. Sous le choc, il nous propose de la prendre, de l’essayer et de le payer plus tard si ça colle. Bizarrement, on se met à douter qu’elle va faire l’affaire quand on connait le prix. Il ne manque qu’un écrou de serrage et une rondelle pour faire l’affaire. C’est le type d’écrou que l’on peut chercher pendant des jours sans jamais le trouver. Nous tentons notre chance dans un magasin spécialisé dans la visserie. C’est un standard japonnais qu’ils n’ont pas et qu’il va peut-être falloir faire usiner. Allons un peu plus loin chez un revendeur Yanmar (marque de notre moteur). On explique ce qu’on cherche. Le vendeur vérifie sur son ordi, il se lève, revient avec un écrou à rondelle et nous le présente. On sort le pieds à coulisse, on mesure dans tous les sens, tout colle à l’exception de la partie rondelle dont le diamètre est trop grand. On usinera ça vite fait bien fait. Passage en caisse, 100€ !!! Étrange mais on a pas le choix. On a ce foutu écrou. De retour au bateau nous commençons notre usinage. La lime à fer n’y résistera pas deux secondes, le papier à poncer 1 seconde. Mais c’est quoi ce métal super léger, ultra résistant et hyper cher? A bien y regarder, on dirait… du titane. Oups. Attend, on sort les mèches au cobalt, spécial inox. C’est reparti. On mettra presque 2 heures pour faire perde 2 millimètres à cette rondelle. Maintenant, la pièce est parfaite. Il ne reste plus qu’à monter tout ça sous l’eau. Facile avec 2 bouteille de plongée. Premier test. C’est bien puissant comme il faut. On avance mieux, on s’arrête mieux et on vibre moins. Le bonheur selon notre définition!

Tahiti – Moorea – Bora Bora – friends & family

TAHITI
Nous traversons des Tuamotus vers Tahiti, et en particulier le port de Papeete.
ENFIN un peu de civilisation. Il peut sembler étrange de saturer de silence, sable blanc/eau bleue, poissons et cocotiers, mais c’est le cas. Nous avons vécu dans une autarcie technico-sociale sur le bateau, loins. En ce moment nous voulons des platitudes comme acheter un magazine et se faire servir une bière fraîche.
Le port est bien (et pas si bruyant), place en plein centre. Petit pincement perso puisque cette arrivée correspond aussi au re-décollage de Laure. Lionel (le blagueur aux fausses biographies) nous rejoint pour équilibrer les forces Castres vs Albi. Castres champion de France de Rugby, Albi et sa Cathédrale…. je vous laisse imaginer le haut niveau des joutes verbales, la fulgurance des arguments. Bref, Castres domine largement.

ACCUEIL !
Nous sommes accueillis comme des princes par Hinano (amie de HK) et Marc (son homme), dans leur maison des hauteurs. Demeure ouverte sur la vallée, piscine, et surtout leur charmante compagnie et conversation. Nous abuserons régulièrement de leur hospitalité et gentillesse pendant les semaines suivantes.
Grace à leur 4×4, nous visitons les vallées et les nombreuses cascades (plus de 10 en un seul point de vue). Le père d’Hinano nous abreuve de sa science sur la flore, géologie et ethnologie de la Polynésie. Une machine à parler et un puit de science et d’expérience. Tres apprécié.

BORA BORA
Avec Lionel, nous visitons Moorea, l’île presque jumelle de Tahiti, qui vaut bien son détour. Les fonds sont beaux, on y trouve souvent des baleines et dauphins, et nous testons même une fête avec une vendeuse croisée au marché.
Nous partons ensuite sur Bora Bora. La traversée secoue un peu les tripes de nos pieds ayant perdu l’habitude du large. Bora Bora est un bon trait d’union géologique entre les Marquises (il y a des volcans au centre) et les Tuamotus (nous sommes dans un lagon). Bien sur nous plongeons et visitons. Les eaux sont dans toutes les teintes, les poissons et les raies nombreuses, mais la terre et le village sont décevants. Ne boudons pas le plaisir, c’est de la bonne carte postale, et nous en profitons tous. Nous avons aussi le plaisir d’y trouver Christine et Caro (Mere et Soeur de Guillaume) installées dans une charmante pension, et bien à l’aise dans leur rôle d’aoûtiennes.

Retour vers TAHITI / MOOREA
Facile. Encore quelques jours à découvrir une piscine à raies et requins (merci à « C&C » pour le tuyau), voir des dauphins et baleines (Benjamin se baigne même avec maman & bébé baleines). Puis Lionel repart, accompagne de Benjamin (aller-retour pour en particulier se faire un bon fix de Lou). On embarque les dames: tour en voiture de Tahiti puis, avec un timing tellement parfait qu’il s’agit d’une coïncidence, on arrive à Taehupoo pour la finale du Billabong Pro Tahiti. Imaginez-vous près d’une des plus grosses vagues surfee actuellement, debout dans un groupe de bateaux qui manoeuvrent pour rester proche de l’action sans se faire retourner (en mer donc, pres d’une barriere de corail). Bikinis, sponsors, photographes, cris… et Kelly Slater prenant ses tubes contre Adrew Machinchose. Génial.
On se cale ensuite à Taina. Pour moi, c’est une Marina parfaite ou on peut choisir le port, les corps morts ou le mouillage. Tout est bien protégé par la barrière de corail. L’eau est si propre que les coraux se développent même en plein port, y compris sous les pompes à essence. Les aoûtiennes repartent.

Ensuite, entre Guillaume et moi, la machine à bricoler s’enclenche (voir post suivant). Une vraie guerre ouverte aux défauts, une quête d’optimisation totalitaire. C’est beaucoup d’efforts mais ça avance. On passe aux spots de surfs (un peu bondes de locaux). Pour ne pas devenir fou ou chèvre, on se trouve un palonnier pour wakeboarder derrière Da Beast. Se défouler nous fait du bien et compense le regime McDo.

Matthieu nous rejoint, accompagne d’une Camille qu’on apprend à connaitre. Derniers préparatifs pour notre départ vers les Australes. Ça fait longtemps qu’on a pas navigue, mais on est bien par ici.

Nos salutations

Da Captain

Les Tuam’s

La traversée vers les Tuamotus se passe facilement. Nous sommes encore dans un régime d’alizés, alors c’est a fond et en pêchant bien sur.

Petite explication sur les atolls des Tuamotus: tout commence comme aux Marquises par des volcans surgissant de failles sous-marines. Cette roche se fait coloniser par des coraux, et s’érode. Apres un temps la montagne est plus petite, et entourée de barrières de coraux (comme Bora Bora). Enfin la montagne disparaît et il reste cette auréole de pur corail (comme les Tuamotus). Les gens vivent sur les île coralliennes, et le centre est une mer protégée plus ou moins calme selon sa taille et agrémentée de hauts-fonds.

En général, on y trouve une passe, opposée aux vents principaux (pour que l’eau qui passe par dessus les coraux s’évacue, ou opposée a des phénomènes locaux comme une rivière (moins de salinité).

Pour y entrer, il faut calculer son coup. Même de nos jours, assistes de GPS, cartes electro, sonars etc, les gens s’échouent et parfois coulent.

– Ils faut que l’eau dans la passe soit lente ou faiblement entrante. Il faut donc comprendre les marées et estimer au pif a quel point le petit/gros temps remplit le lagon de ses vagues. Dans tous les cas on subit des mascarets et des vagues brisantes.

– Il faut avoir une lumière dans le dos ou verticale (et un Benjamin dans la mature) pour naviguer entre les obstacles « a vue »

– il faut un bon bateau et équipage, et là on est pas mal.

 

1 ere etape MANIHI:

Nous arrivons à fond dans un 25 nœuds. On se lance dans la 1ere passe, Je suis aux cartes, Guillaume aux commandes, et Benjamin a la vigie. Moteur a fond on se traîne. Les vagues sont étranges et hachées. C’est impressionnant de voir les murs de coraux a quelques mètres bâbord et tribord, de sentir les courants qui décalent le bateau latéralement, étrange de voir la vitesse baisser a 1kts, mais on progresse et on apprend sur le tas.

On mouille sur fond coralien, juste 2 heures avant l’atterrissage de la 1st Lady. Pour le retour, 20 minutes en annexe contre le vent, elle prend une belle dose de pacifique dans la gueule. Je vous épargne le chapitre romantique, c’est pour moi.

On découvre les alentours du bateau, le sable blanc et le village. Trop de vent et de pluie intermittente pour la parfaite carte postale, mais c’est la réalité de la navigation. Temps faciles, temps forts et temps morts nous sont distribues par la roulette mystique de la météo.

Laure nous comble de cadeaux, les siens et les vôtres (vous vous reconnaîtrez). Mes fruits préférés, du boeuf => Barbecue party sur la plage. On y croise des italiens très peu protégés du soleil qui nous font goûter de la pieuvre. Elle sert d’appâts par ici.

Le village est l’occasion de découvrir les Heiva, longues fêtes traditionnelles locales, a base de concours. Des danses, des élections de miss, des sports locaux (pirogue), des défilés et plein de nourriture lourde. Des notre arrivée, on nous gave de gâteaux en nous pointant du doigt l’administrateur des îles en habits protocolaires.

Enfin le temps nous laisse sortir de Manihi pour en voir un autre.

 

2eme étape: AHE

Nous mouillons près du village, pour être moins trempes quand on débarque en ville.

On s’amuse a traversons le lagon, a en remplir l’annexe a raz pour visiter d’autres paysages, traversons les rivières de courants en masque+tuba. Toujours des concours dont le très impressionnant « lancer de noix de coco ». Des hommes et femmes, de bon gabarits utilisent une technique utile a la cueillette. Il faut faire des tas en lançant les noix. Un bâton coiffé d’une pointe accroche la noix, un second arrête le mouvement de balancier pour que la noix se décroche. Pour ce concours, les filles visaient des fûts places a 10 mètre. Note pour plus tard: être très polis avec elles et leur tenir la porte. Les danses chaloupées sont fascinantes et gracieuse. Les élections de miss/mister commentes par un RaeRae (trans/travestis locaux) sont tordantes.

Tous les gens croises sont adorables. On nous propose de participer au concours de pirogue, et (heureusement) nous refusons. Ils sont fous de ce sport de précision (équilibre et surf des vagues croisées) et de force (ramer contre le vente, pendant des kilomètres). Nous avons le plaisir d’essayer le lendemain. Bain involontaire pour tout le monde.

Nous faisons de la pêche/plongée avec masques et tubas. C’est blanc, c’est colore, c’est bien beau.

 

3eme Etape: RANGUIROA

Une bonne derniere etape. Nous entrons dans la passe avec un temps pas negligeable. Des grands dauphins sautent partout, comme fous. Des gens nous observent et nous filment, pourquoi pas.

Notre mouillage definitif est bien protege, et nous nous offrons un bon resto, et des plongées bien sur. Nous essayons d’aller jusqu’au « Blue Lagoon » ou tournent raies et Dauphins, mais le temps est trop gros. Tant pis, faisons avec les conditions:

– élection de miss RaeRae en ville. Étrange… les RaeRae sont pastiches ou tournes en dérision. Je trouve le spectacle repoussant, mais ai peut-être mal compris.

– très bonne plongée près d’un banc de sable, avec des requins, des raies, des coraux magnifiques, énormément de poissons, et une murène géante dont la tête (inquiétante) faisait la taille de celle d’un homme.

– plongée dans la passe en planant avec le courant. Un cote calme servait de « zone de vol » et l’autre était couverte de mascarets. Les plongeurs nous interpellent en nous traitant de fous alors qu’on surfe ces vagues en annexe. On commence a bien connaitre notre matériel, et c’est drôle.

Enfin la sortie de la passe: Apres tous ces repérages, nous savons exactement ou passer et il est temps de se venger du souvenir lointain de notre premier essai a 1 noeud. Alors nous fonçons avec le courant et le vent a travers les mascarets. Le bateau sautille, plante l’avant et défonçant les vagues, on se marre en voyant le compteur dépasser les 10kts. Toujours le regard stupéfait (et les photos) des bateau plongeurs, mais nous nous sentons colossaux.

Da captain

 

Hiva Oa

Da Capitaine vous salue bien cordialement.

C’était donc une trans-pacifique paisible, parmi les moments les plus paisibles de ce voyage. Mais c’est bon de re-toucher terre. Nous nous posons dans une baie simple, dans le Sud de Hiva Hoa, à distance de « stop » du village de Atuona. Gaugin et Brel y sont morts mais pas les marquisiens. Des le pouce tendu un 4×4 nous accueille. Notre réflexe tout droit issu de nos expériences des Caraïbes est de se demander ce que la personne (fort sympathique) attend de nous. Sourires contre $$ ? vente de souvenirs? Et voila le premier chapitre d’une interminable leçon polynésienne: rien en retour. Les gens sont juste gentils, serviables et agréables.

En ville le soleil est écrasant, le silence total, les gens franchement puissants et enrobes. D’un coté l’océan, et de l’autre le vert des montagnes. Il n’y a pas encore de lagons, car les Marquises sont des îles encore « jeunes ».

C’est étrange de trouver un endroit si lointain parlant français, en roulant les « r » version Sud-Ouest. Ça met tout de suite à l’aise. Une mairie, poste, office du touriste, pompiers, armée-service-arrange. Tous les organes d’une ville sont la, la taille en moins, et les toits en paille en plus. Internet est encore une catastrophe, et les appels sont chers, mais on a survécu à ça au 20eme siècle alors ça ira.

Nous visitons un peu les alentours, en suivant les doigts pointes:

– Le fameux cimetière

– Les pétroglyphes: sculptures/écritures sur des grandes stèles de pierre au milieu de rien

– Le vieux cimetière: endroit repris de force par les fougères, d’ou dépassent des croix de fer rouillées et quelques stèles.

– Les Tiki: des petites statues de pierre aux yeux et bouches rondes, rappelant le style « Île de Pacques »

– Les PeiPei: des bases de maisons en pierres encastrées qui vieillissent bien. Certains disent qu’une d’elle, proche d’un trou, servait aussi à couper les têtes des visiteurs à l’époque de l’anthropophagie. D’autre qu’on y stockait des légumes.

Ces dernières découvertes ont été sponsorisées par la rencontre d’un mystérieux monsieur. Il nous croise dans un 4×4 pourri, tatoué (comme tout le monde), habillé  bien rural après avoir visite ses chèvres. Ils nous propose de nous fournir en fruits. Ça nous va de faire notre marché chez lui mais c’était encore un désintéressé. Apres des montées épiques dans son engin, on se rend compte qu’il est encore la pour tout offrir. Alors c’est:

– Cueillette de mangues à coup de coups de pieds dans les troncs

– Cueillette de caramboles (même technique)

– Cueillette de pomélos à la main ou au bâton

– Arrachage de régimes de banane à la machette

– Arrachage de litchis/longuans en grimpant aux arbres

– Cueillette de papayes

– J’en oublie.

Ce sculpteur, pirogueur, sportif, change de voiture, se prépare à une réunion mystère, sort de sa belle maison un morceau de bœuf local, nous reconduit au bateau avec le butin etc etc.

C’était un personnage religieux local. Pour nous il restera « Da Priest ».

Fin de la leçon, on a compris, on arrête d’hésiter à comprendre => les gens ont la gentillesse et la sympathie tatouée a l’intérieur.

Encouragé par tout ça, nous nous préparons à visiter d’avantage de Marquises. Mais nous perdons notre ancre secondaire par une une usure spectaculaire de sa corde.

Nous passerons 3 jours à la rechercher dans une eau absolument trouble, brassée par les courants entrants/sortants. Toutes les nuits sont accompagnées par le bruit des rochers frottant contre la chaîne de l’ancre principale. La journée, nous tentons de plonger en apnée en tâtant le fond, On y trouve des grillages (d’ou l’usure), on se plante des piques d’oursins  dans les mains, même dans le front. On ne voit tout simplement rien et le ressac nous jette contre ces obstacles. Nous empruntons dans bouteilles  sans grand succès. Au dernièr jour, le bruit de gravier s’interrompt. Je me jette à l’eau et y vois à 30cm! Luxe, chance inouïe! On récupère l’ancre et on part vers les Tuamotus retrouver Laure (enfin!). Mais les Marquises garderons un gout de « reviens-y ».

Finalement nous nous séparons de nos douces Marquises au sommet de notre amour. De la pure romantico-tragédie.

Da Capt’