Archives mensuelles : novembre 2013

Pitcairn. Du 17 au 19 octobre 2013

Pitcairn est habitée, avec une cinquantaine d’habitants (neuf familles), ce qui en fait l’entité politique la moins peuplée du monde. La grande majorité des habitants descendent des révoltés du Bounty et de leurs femmes tahitiennes. (merci Wikipedia)

Une navigation de 400 miles très calme.
Un autre voilier fait la route avec nous. Gilles, sur sa « Coccinelle », vient récupérer des habitants de l’ile pour les amener à l’aéroport des Gambiers.
Par chance, le mouillage à notre arrivée est très calme. Ici, il peut être très compliqué voir impossible de s’arrêter si la houle est un peu forte. Débarquer n’est pas chose facile non plus. Il faut passer la barre de vagues pour passer derrière un petite digue. Une fois à quai, l’annexe est sortie de l’eau à la grue. Il y a beaucoup de ressac dans ce tout petit abris.
Là, nous sommes pris en charge par les habitants et après avoir rempli les formalités administratives, nous sommes conduits en quads au village. L’accueil est très sympathique, très peu de bateaux s’arrêtent ici. Nous visitons le village, l’église, le musée et très rapidement on nous propose un endroit où déjeuner. Bon petit repas en compagnie de Gilles chez une famille d’ici. L’après midi, nous profitons de l’ouverture exceptionnelle de l’épicerie pour faire quelques courses et nous nous promenons au village. Tradition britannique, il est 5 heures, nous allons donc boire une bière au pub de l’ile chez Steve et Olive Christian qui tiennent aussi l’épicerie. On est comme à la maison. Nous rentrons au bateau avant la tombée de la nuit pour mieux voir les vagues qui nous attendent en sortant.
Diner au bateau et repos. Nous sommes arrivés ce matin.

Le lendemain, la mer est plus agitée. Le bateau bouge pas mal. JS préfère rester à bord pour surveiller que nous ne dérapions pas. Kikisse, Ben et moi même, partons à la découverte de l’ile. En quelques pas, nous atteignons Ship Landing Point, une aiguille rocheuse qui surplombe la Bounty bay. Une vue imprenable sur Da Boat et sur ce bout de terre qui nous apparaît vraiment comme microscopique au milieu de l’immensité du Pacifique. Les paysages n’en restent pas moins grandioses. Continuons notre tour. Un peu plus loin, nous rencontrons les habitants des sommets qui nous font visiter leurs maisons à l’architecture étonnamment contemporaine. Andy nous offre à boire chez lui, dans son bar fermé depuis peu. Il a grandi en Angleterre jusqu’à l’age de 20 ans et est revenu vivre ici avec sa mère il y a quelques années. L’occasion pour nous d’essayer de comprendre la vie d’un jeune homme célibataire ici. Pas facile. Plus loin, nous voilà rendu au point le plus haut de l’ile. Il y a là cet arbre de panneaux qui indiquent les distances avec les différentes capitales du monde et sur ce banc à 300 m au dessus de l’eau, on sait que l’on a jamais été aussi loin de tout. C’est beau. La ballade se poursuit et nous pouvons admirer la diversité de paysages que propose une si petite ile. Retour au village après 5 heures de marche.
Nous allons chercher JS pour une bière chez Steve et Olive. Andy nous a rejoint. Après quelques bières, nos hôtes nous invitent à rester partager le diner avec eux. Soirée vraiment plaisante. De retour au bateau, ça bouge de plus en plus. Il est temps de partir. Une nuit agitée. Le matin, notre ancre secondaire a cassé, coupée en deux et après avoir décoincé l’ancre principale, nous filons vers l’ile de Pacque.

Les Gambiers


Une traversée de 700 miles, vent de face plutôt faible et dix jours un peu longs pour atteindre enfin cet archipel.

Nous arrivons le 26 septembre à Rikitea, seul village de tout l’archipel, sur l’île de Mangareva. Nous sommes accueillis par Claude, Laure, Félix et Isilde, les « Gex », une famille que nous avions rencontré au Panama. Au mouillage, une dizaine de bateaux, quasiment tous des français venus passez l’hiver au frais (bizarre). Plusieurs d’entre eux viendront se présenter. Un vrai petit village sur l’eau.

L’accueil à terre est un peu plus froid que dans le reste de la Polynésie, l’internet un peu plus lent et les commerces moins achalandés et plus cher. Je ne comprends décidément pas les bateaux qui sont là depuis plusieurs mois.

Pour notre premier weekend nous partons avec les Gex et Mr. Buena Vista alias Jean sur le motu proche de l’aéroport. Au programme: pêche, chasse et tradition. Langoustes, sept doigts (gros coquillage), cigales de mer, crabes, poissons chirurgiens, cœurs de palmiers… Le tout dans un cadre magnifique aménagé avec grande classe par Isilde et Laure. Des moments très agréables au coin du feu sur une plage au bout du monde.
Il est dimanche soir et il faut rentrer à Mangareva. Demain, c’est lundi et Félix et Isilde ont école. Ça faisait longtemps qu’on avait pas entendu ça.

Semaine ravitaillement. Il nous faut attendre l’arrivée du bateau. Les magasins sont vraiment à sec. Même pour acheter des clopes c’est une vrai galère. Il arrive en milieu de semaine et nous nous ruons dans les magasins pour avoir de quoi aller jusqu’à l’ile de Pacque. Ravitaillement bouclé, nous décidons de partir le lundi 7 octobre car samedi, c’est cochon party avec les Gex à Aukena et pour ça, ça vaut le coup d’attendre.

Donc, le samedi, nous allons sur l’ile d’Aukena chez Bernard qui élèvent des cochons sur une petite ile incroyablement belle. Nous arrivons alors que Claude, Félix et Bernard ont déjà tué et préparé la bête. Quelques heures sur le feu, le temps de profiter de l’île et le festin peut commencer. C’est délicieux. Encore une très belle journée qui finit par du surf tracté derrière l’annexe et voilà comment s’achève notre périple en Polynésie Française.

Raivavae. Du 10 au 17 septembre 2013

Matthieu, accompagné d’une amie à lui Camille, nous a rejoint à Papeete. Nous attendons la bonne fenêtre météo pour descendre plus au sud, sur l’ile de Raivavae, dans l’archipel des Australes. Il est temps pour nous de saluer toutes les personnes rencontrées ici après plus d’un mois et demi :Hinano, Marc, Nainoa, Cathia, Michel, Maeva, Maki, Mariusz, Hania, Tomek, …
Le samedi 7 septembre, nous quittons la Marina Taïna, cap au sud. La mer est forte et au près, ça rend la navigation très inconfortable. Le bateau gite beaucoup, il enfourne et il tape à grand fracas sur les vagues. Médicament contre le mal de mer pour tout le monde. Heureusement, nous ne mettrons que 4 jours pour arriver.

Raivavae, c’est beau. Le lagon est beau, la montagne est belle et les gens sont toujours aussi accueillants. Ici, il n’y a pas d’hôtels seulement quelques chambres d’hôtes et très peu de touristes. A cette saison, rappelons qu’ici c’est la fin de l’hiver, il fait un peu frais. Quelques plongées, des coraux magnifiques, un peu de chasse sous marine, des randonnées sur la crête de l’unique montagne et la fête d’un des village: Tournoi de pétanque, tournoi de volley, grillades, concours du plus gros régime de banane et danses.

Ben nous a rejoint ici après son séjour en France et il est déjà temps pour Camille de partir.
Nous partons le 17 septembre en milieu de journée pour les Gambiers, dernière étape en Polynésie française.

Timings (mis a jour)

Guillaume va prendre un avion pour rejoindre Puerto Montt et soigner un dos bien capricieux. Il pourra certainement vous poster des nouvelles fraiches (et en couleurs).
Alors je me concentre sur les timings:

– 9 Novembre au 30 Novembre : vers Puerto Montt (Chili)
– 1 au 4 Décembre : attente & préparation à Puerto Montt
– 5 au 14 Décembre : canaux du Chili vers Puerto Natales
**embarquement de Laure**
– 15 au 19 Décembre: Puerto Natales et Perito Moreno et Los Torres (à côte)
– 20 au 23 Décembre: Vers Ushuaia
**Debarquement de Laure**
– 24 au 27 Decembre: Noel et sejour a Ushuaia
**Embarquement de Marie et Ber**
– 28 au 3 Janvier: Puerto Williams et standby météo pour passer le Cap Horn
**Debarquement de Marie et Ber
(retour vers Ushuaia?)
**Embarquement de volontaires pour Antarctique. Greg?**
– 4 au 28 Janvier : standby météo puis Antarctique
– Grosse fete et debarquement de qui veut.

Da Captain